Si l’acte de Dieu est le même, nous ne sommes pas les mêmes chaque jour. Pour cette raison, nous prenons le temps de considérer les choses. Pour mieux les vivre, nous préparons notre cœur, notre intelligence et notre vie de relation à recevoir celui qui vient. Avent ! Temps de l’attente. Attendre, signe de l’amour vrai. En notre jeunesse, nous savons le prix de l’attente. Quand nous revenons à la maison, nous sommes Bienheureux d’être attendus, d’être accueillis. Nous sommes si heureux de l’affection de nos parents, frères, sœurs et amis. Nous souffrons si cet accueil n’est pas chaleureux comme si nous étions de trop ou inutile. Si nous comprenons la richesse de l’attente quand nous sommes attendus, accédons à la dimension de l’attente de la part de ceux qui attendent. Attendre, signe de l’amour vrai. Dans des générations antérieures, marquées par la guerre et par la séparation, il y eut des êtres qui ont attendu des mois ou des années, signe d’un amour vrai. Attendre ! Aimer ! Attendre, espérer. L’espérance se nourrit de ce qui ne se voit pas. Elle se nourrit de représentations et d’images. N’ayons pas peur de cette dimension. La Bible nous invite à le faire. Vous l’avez entendu : l’attente porte aussi sur la nature et sur le cosmos. L’ours et le petit veau iront ensemble au pâturage, le loup et l’agneau boiront au même ruisseau, le petit garçon mettra sa main sur le nid de la vipère. C’en sera fini de la malédiction : plus de guerre entre les hommes, plus de lutte entre les classes. Les animaux n’auront plus besoin de se manger les uns les autres. Nous n’aurons plus besoin de tuer pour manger. Nous serons libres de toute guerre et de toute injustice. Davantage encore : la connaissance de Dieu emplira l’humanité, comme les eaux de la mer emplissent les abîmes (Is 11). N’ayons pas peur d’espérer et d’attendre avec cette force. Regardez : Élisabeth, qui était avancée en âge et qui s’en allait sans enfant, a porté en son sein le précurseur. Siméon, qui attendait la consolation d’Israël, a pris en ses mains le sauveur promis. Voici qu’en Israël, une jeune fille attend avec tant de force la révélation de la promesse, qu’elle est tout acquiescement quand Dieu lui demande de porter le Messie d’Israël et de le donner au monde. Les frontières du possible s’élargissent pour ceux qui attendent et pour ceux qui osent désirer. Élargissons notre cœur, notre imagination, notre intelligence, notre disponibilité. Autrement, nous risquerions de ne pas voir quand il viendra. Il vient. Nous n’attendons rien moins que le Dieu vivant. Jean-Michel Maldamé, op - Pour aller plus loin consultez le Dossier spécial "Avent" version 1.0 - © Copyrights DOMUNI 2007 - tous droits réservés biblio.domuni.org |